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    Sports et loisirs canins

    Proposer des sports et des loisirs canins

    Que vous soyez originaire du monde sportif, que votre objectif soit de jumeler vos activités canines avec un ou plusieurs sports canins, vous devrez prendre garde à une chose: La pratique d’un sport en compétition impose de plus en plus d’entraîner un chien comme un athlète de haut niveau. Plus vous vous élevez dans la hiérarchie sportive, plus vous devez devenir un entraîneur intransigeant vis-à-vis de vous-même mais également vis-à-vis de votre partenaire à quatre pattes. C’est là que les choses peuvent se compliquer car le particulier n'a le plus souvent d’autre demande que celle d avoir un chien facile à gérer au quotidien.

    Il vous faut donc dans votre pratique dissocier ces deux mondes : La compétition d’un coté, l’éducation familiale de l’autre. Prenons l'exemple de la marche au pied pour illustrer notre propos. En concours le chien doit être collé à la jambe sans jamais sans écarter, si possible en regardant son conducteur, avec un air « joyeux ». Monsieur et Madame tout le monde se satisferont d’une marche au pied qu’on qualifierait d’approximative voir de calamiteuse en compétition. Que le chien s’écarte un petit peu, qu’il soit légèrement en retard, qu’il ne passe pas son temps le regard fixé dans celui de son maitre ne sont alors que des détails sans grandes importances.

    Autre difficulté pouvant se présenter à un éducateur canin professionnel désireux de travailler en parallèle sur un sport canin : le fait que l’ensemble des sports canins soit géré par la société centrale canine. Cette vénérable institution dont la fonction principale est de promouvoir le chien de race, ce qui n’est pas dans les attributions d’un éducateur canin professionnel, est par ailleurs une association. A ce titre et même si elle emploie des salariés à son siège parisien, la totalité de ses moniteurs en éducation canine (noter la différence entre moniteur et éducateur) sont des bénévoles. Il serait faux et de mauvaise foi de prétendre que cet amateurisme est synonyme d’incompétence. S’il existe des moniteurs expérimentés et doués dans leur domaine, cela dit la plupart n’occupent les fonctions qui sont les leurs que parce qu’ils ont été sollicités pour occuper un poste vacant. Le bénévolat et toute la bonne volonté qu si rapportent non jamais remplacé une solide formation et dans les faits, pratiquer une activité pour son plaisir n’implique pas les même capacités que d’exercer une activité destinée à vous faire vivre. Le professionnel de l’éducation canine doit donc tenir compte de la main mise de la SCC sur le milieu sportif et ne jamais oublier que la seule instance habilitée à délivrer une licence sportive canine est la SCC. Il reste possible avec de gros moyens de créer un circuit parallèle, dont la particularité serait une dotation en argent (supportée en partie par des sponsors), mais aujourd’hui personne n’a eu a la fois les reins assez solides et l’envie pour mener a bien un tel projet.

    Au mieux, certains ayant la double casquette éducateur et compétiteur peuvent proposer des formations et autres stages dans leur discipline qui seront d’autant plus fournis en élèves que leur palmarès sera prestigieux et comme l’a dit ce grand monsieur de l’éducation canine IAN DUNBAR : « n’ayez aucun complexe de n’être que de « simple » éducateur canin et non des champion dans telle ou telle discipline. Le plus grand de ces champions connaît à l’avance ce qu’il va demander à son partenaire et en général durant un laps de temps très bref. Un éducateur « familial » va devoir composer avec des chiens toujours différents, des conducteurs qui ne sont pas des professionnels du chien et dans un environnement toujours différent, stimulant à nul autre pareil." Il est important de différencier les sports canins selon qu’ils sont dit sérieux (les sports de défense entrant tous dans cette catégorie) des autres sports dit mineurs ou plus futiles (OB rythmé, flyball, fresbee , agility). A travers le travail de gardiennage, les sports de défense trouvent une application dans la vie civile et de fait une justification des sommes engagées pour leur pratique. Il en va de même pour des sports comme le cavage ou le troupeau dont les retombées économiques sont très loin d’être négligeables. On dénombre plus de quarante sports canins et si beaucoup d’entre eux sont verrouillés par la centrale canine (ring, et malinois, troupeau et border-collie, travail à l’eau et terre-neuve) et réservés quasi exclusivement à une race de chien, il en existe suffisamment d’autres pour que tout à chacun puisse trouver le sien et y prendre du plaisir.

    On a pu constater ces dernières années une légère évolution des méthodes de travail vers une éducation ludique. Que ce soit directement durant les cours d’obéissance ou à travers l’organisation de journée, de week-end, voir de stages plus longs autour de jeux canins. Inspirés à la base des K9-games ces jeux changent souvent de noms après avoir traversés l’Atlantique on parle chez nous de la « truffe et les pattes » par exemple. Certains se sont spécialisés dans l’organisation de sites réels et virtuels consacrés à ces activités ludiques Out-door aventure... L’intérêt d'une telle pratique est de présenter l’obéissance sous un autre jour beaucoup moins rébarbatif. Cela dit toute médaille à son revers, et si cette approche permet d’intéresser des « joueurs » potentiels elle découragera au contraire ceux chez qui le simple mot de compétition déclenche une crise d’acné. Il faut cependant préciser, car c’est essentiel, qu’à la différence du sport, les jeux gardent cet esprit bon enfant, fair-play où la participation est de loin plus importante que le résultat. Il devrait en être de même avec le sport mais on sait que la « championite » aigue transforme de gentils maîtres en beaucoup moins gentils concurrents.