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    La différence entre le dressage et l'éducation canine

    Ce qui fait la principale différence entre l’éducateur et le dresseur, ce n’est pas tant les méthodes (celui-ci n’est pas toujours la «brute épaisse » si décriée qui passe son temps à « casser » du chien. Il y a des dresseurs qui n’ont jamais levé la main sur un chien), c’est avant tout les objectifs qu’ils se fixent qui font la différence. Le dresseur souhaite faire du chien un auxiliaire utile pour pister, chasser, garder la maison ou conduire un troupeau. L’éducateur canin a pour objectif de faire du chien un animal obéissant dans la vie quotidienne.

    Dans la pratique, l’éducateur, comme le dresseur, apprennent aux chiens ce que nous appelons des règles de conduite.
    Pour faire de l’éducation canine, il faut respecter trois étapes successives :

  • Définir des règles
  • Les faire apprendre aux chiens
  • Les appliquer systématiquement
  • Autant l’objectif du dresseur qui apprend à son chien de chasse une règle de conduite est évident parce qu’il souhaite contrôler son chien pour trouver du gibier. Autant, celui de l’éducateur prête à discussion. A quoi bon apprendre des règles à un chien qui n’a pour fonction que d’être un compagnon dans la vie de tous les jours ? L’ethnologue Jean Pierre Digard qualifie, dans son livre « les Français et leurs animaux », ainsi le propriétaire de « surdresseur » lorsqu’il entraîne son chien de compagnie. Selon lui, il se caractérise par un acharnement obsessionnel à imposer un dressage qu’aucune utilisation ne justifie ». Le chercheur conclut fort justement son ouvrage en disant qu’il faut « apprécier les hommes parce qu’ils sont des hommes et les animaux parce qu’ils sont des animaux ». Qu’il est bon de donner aux autres des leçons qu’on n’applique pas à soi même ! En affirmant qu’il est inutile d’apprendre des règles à un chien de compagnie, il étale sa méconnaissance de la nature canine. Avant d’être de compagnie, les chiens sont avant tout des chiens et personne n’a encore réussi à leur expliquer qu’ils étaient « de compagnie ». La nature hiérarchisée d’un chien fait de lui un animal qui a besoin d’un statut social. Qu’il le veuille ou non, chaque propriétaire doit appliquer un certain nombre de règles de préséance avec son chien.

    La loi du plus fort n’est pas la meilleure

    En revanche, trop de gens, parfois des « spécialistes » pensent que pour montrer qui est le "patron", il faut « casser » du chien. Eduquer ou dresser un chien ce n’est pas broyer, stranguler, frapper, cogner, électrocuter… Qu’on se le dise, chez les chiens la loi du plus fort (physiquement) n’est pas la meilleure. Il suffit de constater qu’un petit rikiki peut mener une bande de gros chiens errants pour le constater. La dominance n’est pas une affaire de masse musculaire. On ne mesure pas la capacité d’un bon éducateur en mesurant son tour de bras ou son tour de poitrine (d’autant plus que cette évaluation serait forcément tronquée, nous avons une arrivée en masse d’éducatrices….). Dans la nature, le patron ou la patronne d’une bande de canidés va parfois utiliser la force pour contrôler la nourriture, l’espace ou la reproduction mais il va surtout montrer une implacable détermination à tout contrôler. Pour être le maître de son chien, il faut donc appliquer des règles de fonctionnement qui sont adaptées à la nature canine mais aussi être déterminé à les appliquer. Apprendre à un chien des règles dans la vie, quelque soit sa fonction, est une nécessité.