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    Le milieu sanitaire et social

    Les éducateurs canins dans le milieu sanitaire et social

    Chiens d'assistance, chiens guides, chiens visiteurs, chiens d'accompagnement social,...

    La médiation canine est l’intercession d’un chien dans une relation sociale ou thérapeutique. A première vue le milieu de la médiation est contrôlé par des associations. Comme toujours en France il est de bon ton de souligner le caractère non lucratif de ces organismes qui « ne font pas cela pour l’argent ». Mais quand on gratte un peu, on s’aperçoit que les enjeux et les objectifs dans ce domaine ne sont pas si désintéressés.

    Depuis 2007, la SCC tente, une fois de plus, d’accaparer ce domaine d’activité. Elle essaye de former des adhérents bénévoles et des« chiens visiteurs » à la médiation canine. Mais l’opposition farouche de la centrale à donner une assise professionnalisée à une activité canine pose de gros problèmes. Comme le dit Liliane Gasparini, une des initiatrices du projet à la SCC, «dans cette discipline il n'y a pas de podium, pas de coupes ni de médailles et encore moins de classement… donc pas de « Gloire » a en tirer… Ceci explique sûrement le peu de motivation ! ». Comme dans les autres activités canines, la défiance envers les professionnels n’est pourtant jamais très loin. Eric Trivellin, moniteur bénévole à la SCC qui travaille dans un institut psychiatrique avec ses chiens écrit :« Je n'ai rien contre les professionnels à condition qu'ils fassent un travail sérieux et qu'ils ne "s'autoproclamment" pas "thérapeutes" alors qu'ils n'en ont ni les compétences ni les diplômes requis... Par contre, je leur laisse le soin de prouver qu'ils sont meilleurs que les bénévoles s'ils veulent les "dénigrer"… » une phrase maladroite à bien des égards. Tout d’abord, parce qu’il se présente comme un « cynothérapeute ». Pourtant aucune confusion ne doit être possible. Qu’il soit moniteur bénévole ou éducateur professionnel, un conducteur de chien n’est ni un psychologue, ni un médecin, c’est un spécialiste du domaine canin qui collabore avec des spécialistes du sanitaire et social. Ensuite, parce qu’il y a bien longtemps qu’il n’y a plus à prouver qu’il faut absolument des professionnels dans ce domaine d’activité. Les plus connus des organismes qui font de la médiation canine ont fondés leurs actions sur un personnel qualifié et rémunéré depuis plusieurs dizaines d’années…

    Les incontournables

    En premier lieu les associations de chiens guides qui existent en France depuis 1951. Les 12 plus grosses associations de chiens guides réparties sur le territoire national sont professionnalisées car il est impossible d’éduquer et d’entraîner des chiens d’assistance sans avoir recours à des professionnels. Les éducateurs de ces associations suivent une formation sur 3 ans en alternance, auprès de l’Association de Formation aux métiers du Handicap visuel par l’Aide Animalière (AFH2A). Ils ont un diplôme reconnu par l’Etat, enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnels (RNCP) en niveau III. Même constat pour les chiens d’assistance de personnes en fauteuil roulants. Handi’chiens (ex Anecah), fondé il y a 25 ans par Marie Claude Lebret, ne peut avoir son rayonnement sans le travail de plusieurs dizaines d’éducateurs professionnels. Contrairement à la SCC, ces associations montrent chaque jour qu’il est possible de concilier le travail des bénévoles (les familles d’accueil) avec celui des professionnels (les conducteurs qui prennent en charge les chiens pour le travail de fond).

    Les "micro associations"

    Il existe dans le domaine de la médiation canine une multitude de petites associations que nous qualifions de « micro associations ». Des structures qui ont été créées par des personnes plus ou moins professionnalisées (en micro entreprise, auto entrepreneur ou indépendant) qui souhaitent à un moment ou à un autre se salarier dans l’association qu’elles ont créé. Et pourquoi pas ? Nous direz vous. Ce à quoi nous répondrons : Et pourquoi pas ? à condition que le dit salarié ne profite pas allégrement du travail des bénévoles de l’association. On connaît ainsi des associations aux objets dégoulinants de bons sentiments qui font intervenir des acteurs non rémunérés dans des institutions qui payent les interventions. Ce qui permet à ces petits malins de se créer un poste de salarié… Ce système est, évidemment, ce qu’il y a de pire puisqu’il est réprouvable aussi bien techniquement que moralement. Dans ce cas, le travail de fond est effectué par des bénévoles mal préparés et l’argent ne sert pas ou très peu à l’objet social de l’association.